Lettre à Valérie : les Américains et Vercingétorix

Salut Valérie,

Comment vas-tu? Pas trop crevée avec le marathon de la primaire?

J’imagine que tu dois être sacrément étonnée que je t’écrive. On ne va pas se mentir : depuis ta loi sur l’autonomie des Universités, tu sais que je ne te porte pas dans mon cœur. Quel bordel tu as réussi à nous mettre en voulant transposer le modèle américain à la France !  

Je suis d’ailleurs surprise que tu aies voulu faire des Français des Américains. Hier en t’écoutant, il me semble avoir compris que tu allais tout mettre en place pour que le peuple français fasse à nouveau nation.

Tu veux nous protéger des dangers venant de l’extérieur. Selon toi, la France est « menacée dans ses valeurs et modes de vie par une immigration incontrôlée »

Si on continue comme ça, on va finir par ne plus faire de sapin à Noël. Si on laisse les choses aller à veau l’eau, on finira par fêter Thanskgiving. Oh mon Dieu ! Non ! Pas les Américains !

Je te taquine ! On sait très bien, toi et moi, de qui tu veux parler !

Mais c’est vrai qu’en entendant ton copain Eric Ciotti a fait sa petite envolée lyrique sur sa France à la Marcel Pagnol. « Mon oncle résistant (…), ma mère institutrice, mon père commerçant », ça m’a donné envie faire la crèche, de penser à la bûche de Noël… toutes ces traditions bien à nous. La France, quoi !

Dans ton discours et celui d’Éric, il y a en revanche un truc qui m’échappe. Je n’ai jamais été très bonne en histoire. Toi, au contraire, ça a l’air d’être ton dada puisque tu veux « ne pas déchirer les pages de l’histoire de France ». Tu souhaites à la fois que tous les Français connaissent la vraie, la grande histoire de France et en même temps faire partie du prochain chapitre.

Éric nous dit que « la France vient du fond des âges (…) elle demeure elle-même au long du temps ». J’avoue être un peu étonnée parce qu’il me semblait avoir compris que la France avait eu une géométrie variable. D’ailleurs, Nice, ville si chère à Éric n’est Française que depuis 1860.

Concernant les pages plus proches, je suis un peu sceptique lorsque je t’entends mettre sur le même plan celui qui a dit « Je vous ai compris » et celui qui a dit « Casse toi pauvre con ».

Donc si tu pouvais m’éclairer sur ces points et éventuellement m’envoyer un exemplaire de ton bouquin sur l’histoire de France, je pense que ça m’aiderait à combler mes lacunes.

En tout cas, je te félicite pour ton élection.

Je te souhaite un bon début de campagne.

A bientôt,

Anne-Lise

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