Quelle banane…

Comme je vous le racontais, il y a quelques années, on ne peut pas vraiment dire que je sois une fashion victime. En fait, si je suis une fashion victime. J’adore porter des trucs jolis que j’ai vu mille fois sur Insta ou dans des magazines. Mais je suis assez longue à la détente. Globalement faire les magasins et chercher pendant des plombes le truc que je veux, ça me gonfle. Et puis je suis toujours pleine d’hésitation… est-ce que vraiment….? et si…?

Tôt ou tard je finis quand même par céder. À peu près au moment où le truc que j’ai en tête, je ne l’ai plus vraiment en tête, soit environ 2 ans après tout le monde.

Le sujet des derniers mois était la banane. Quand elle a fait sa réapparition médiatique, j’ai hurlé à la mort « stop à la ringardise! Au secours! Non pas ça ». Entre deux hurlements à la mort, la petite voix de ma copine modeuse, Sophie, devenait de plus en plus forte « tu finiras par acheter, comme à chaque fois »

Le temps passant, j’ai hurlé de moins en moins fort, réalisant la praticité de la banane. Et puis un jour, hop! passage en caisse.

Fière comme Artaban, ce n’est qu’une fois arrivée à la maison que je passe autour de ma taille l’objet de la convoitise. La vache!

Mais pourquoi j’ai fait abstraction du fait que je n’étais pas plus gaulé comme une sirène. Qui m’avait drogué et fait oublier que je m’étais transformé en barbe à papa sous l’effet combiné du confinement et de mes ahante ans. Une banane bourrelet ajoutée au bourrelet… Mon Dieu! Filez-moi des anxiolytiques! Toute de suite!

Eh lecteur! Tu crois que je ne t’entends pas! Pas d’ovaires, pas de commentaires!

D’ailleurs je me demande si je ne vais pas les paramétrer pour que seules celles étant passé de l’autre côté, du côté sombre puissent laisser un message. Enfin on aura notre espace à nous! Celui où le monde entier pourra nous voir.

Avec les ahante ans, non seulement il y a la transformation en barbe à papa, mais il y a surtout la disparition du champ de vision. Pouf! On souffle ces fucking de bougies. Zou, on disparait. Plus personne ne nous reluque dans la rue, dans les diners, dans les magasins, au cinéma, au théâtre. Passé ahante ans, on découvre l’invisibilité.

Le pire dans tout ça, c’est quand on en parle avec les copines qui y sont passées. Toutes confirment absolument ce phénomène! Et quand je leur dis « mais pourtant Sophie Marceau à 40 ans… » Elles avouent enfin le mensonge interplanétaire, le même que « l’accouchement c’est le plus beau moment de la vie ». Un ensemble de mensonges sur le bonheur féminin destiné à nous faire taire dans ce monde de brutes.

Et quand on les lance sur le sujet, les langues se délient. Les hormones s’agitent. La révolte gronde. Préparez-vous! La révolution des pré-ménopausées et des ménopausées arrivent! On va vous faire bouffer vos tailles 36 ans. On va vous arracher vos couilles!

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